MEM
Recherche théorique
| Titre | « Hospitalité et Permanence : De l’accueil des migrants à la permanence du logement » |
| Éditeur | EPFL |
| Année | 2019 |
| Encadrement | Ortelli Lucas . Pedrazzini Yves . Patrao André |
Legrain Théophile
Cette recherche théorique interroge la capacité de l’architecture à
répondre à un enjeu de taille : les migrations politiques et
climatiques.
L’analyse s’appuie sur une mise en perspective historique des
lieux de vie de l’exil en France. Si les premiers logements sociaux
du début du XXe siècle visaient une dignité architecturale proche
des standards haussmanniens, l’urgence de la reconstruction
après 1945 a mené à l’édification massive de grands ensembles
périphériques. Ces structures, bien qu’efficaces dans leur densité
initiale, sont devenues les symboles d’un échec de l’intégration,
isolant les populations les plus fragiles dans une standardisation
déshumanisante. Aujourd'hui, face au désengagement de l’État,
l’architecte doit retrouver son rôle politique : celui d’anticiper et de
proposer une réponse permanente là où la politique ne propose
que l’urgence ou la fermeté.
Nourrie par un échange avec l'architecte Anne Lacaton, cette
réflexion refuse la segmentation de l'habitat. Il n’existe pas de
« logement pour migrant.es » ou de « logement social » par
nature. Le projet propose de redéfinir la typologie de l'habitat pour
qu'elle ne soit plus dictée par le statut de son occupant, mais par
une exigence de qualité spatiale immuable. En ancrant le projet
dans un territoire où le besoin de construire rencontre la réalité
des flux migratoires, l’architecture devient l’outil d’une hospitalité
concrète, transformant le logement en un droit fondamental
accessible à tous.
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